Ah oui, les vœux, j’ai failli oublier. Mes étrennes : deux conseils podcast. Ma bonne résolution : ranger mon bureau (vous voyez ce que c’est « n’importe quoi » ? Ben mon bureau, c’était le stade d’après celui d’après). Faut reconnaître que ranger, c'est trouver des trésors
Dimanche, c’est tutoriel. Aujourd’hui, comment ranger un bureau ?
D’abord, prendre garde à ne pas se disperser, ce qui tombe bien puisque ce n’est pas mon genre. Alors un, s’asseoir, allumer son ordinateur et chercher un bon podcast. Je vous le donne en mille, j’en ai trouvé deux (et demi) que je vous recommande vivement
Vous ne devez pas connaître celui que l’amie Louise Lamarre a produit pour les épiceries sociales et solidaires de Bourgogne – avec Louise et une autre consœur dijonnaise, Adélaïde Gacon, on a monté un petit collectif autour de la mémoire et de l’écriture pour nous conseiller et nous faire connaître (à ce propos, j’ai eu un bel article dans Terres de Bourgogne (là) – le biographe en chaussettes, qu’on va m’appeler (et voilà, l’année commence à peine, ce que j’écris déjà en cacahuètes (et par dessus le marché, je ne sais plus combien de parenthèses je dois fermer (va pour trois)))
Idole brûlée
J’en étais au podcast des épiceries solidaires donc. Il condense de très belles tranches de vie autour de la cuisine, de l’accès à l’alimentation, des inégalités. J’ai apprécié, dans l’épisode 1, ce vieux monsieur qui « parle mal », dit-il, mais qui veut crier son amour de l’humanité. « Dans mon cœur, je voulais tout sortir, mais je sais pas comment ». En réalité, c’est parce qu’il ne trouve pas ses mots qu’on le comprend parfaitement. Et ça, c’est une immense leçon de vie
Mon autre conseil podcast est plus classique avec deux épisodes des Pieds sur terre : « Abbé Pierre : la chute de leur idole » qui pose tant de questions sur la difficulté à reconstruire sa mémoire quand on se rend compte qu’on a idolâtré des crapules. Et « les jeux de l’amour et du hasard, deux histoires contemporaines » (même s’il n’y a ni hasard ni contemporanéité dans ces histoires romantiques à la mode dix-neuvième siècle si vous vouez mon avis)
Trésor
La deuxième étape, c’est ranger donc (c’est obligé ça ? ouais ouais, ah bon). Et là, figurez-vous que tout en écoutant mes podcasts, j’ai mis la main sur une espèce de journal tenu à la fin des années 90 et que j’avais oublié. Je me suis dit vendredi soir, « je relis ça vite fait et je le jette ». Finalement, ben non en fait
Je sais pas vous. On a souvent le sentiment d’avoir beaucoup changé depuis ses jeunes années. Je ne veux pas aller trop loin dans l’introspection publique, mais je m’étonne de relire les grands principes de la vie qui sont toujours les miens aujourd’hui. Alors bien sûr que je ne suis plus le même par bien des aspects, mais c’est satisfaisant de se dire qu’on est raccord avec le jeune homme qu’on a été
Autre plaisir : trouver des noms de gens qui ont compté et comptent encore. Entre autres de personnes abonnées à cette lettre… Gilles, tu te rappelles que tu as écrit dans le vieux temps mais que tu as fini par tout jeter ? Isa que tu as été diplômée en étant 3e sur 80 dans ta promo ? Damien qu’à votre mariage, je me suis taillé à la communion pour développer les photos prises devant l’église et les projeter à la fête (so vingtième siècle) ? Claire ma sœur de cette virée à Mouchard pour les trente ans de Jean-Philippe ? Claire Y. qu’on se buvait des Jeanlain à gogo ? (ouais bon, ça je sais que tu te le rappelles)…
Le dernier enseignement, c’est que j’étais déjà bien azimuté à l’époque ! Si j’ai écrit « espèce de journal », c’est qu’on trouve de tout là-dedans : des pensées, des aphorismes, des bouts de chansons, des résumés de livres et, bien plus drôle, des idées pour un roman qui surgissent toutes les deux pages. Faut dire ce qui est : j’avais l’air à fond, mais on n’y comprend absolument rien du tout. J’ai jamais pris de drogue, mais c’est logique. Hier comme aujourd’hui, je plane naturellement on dirait bien ! Dommage pour ceux qui ne liront pas ça, c’est-à-dire tout le monde à part moi. J’ai eu un mal fou à m’endormir tellement je rigolais dans mon lit en me moquant gentiment de moi-même
La morale de l’histoire : dans la vie, faut ranger et faire du tri, mais pas trop. On est tellement content de remettre la main sur une pépite de temps en temps
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