Non, y a pas de faute. Enfin peut-être dans le texte qui vient, mais pas dans ce titre. C’est un jeu de mot. Parce qu’il est bon de rire parfois.
La semaine dernière, une voisine croisée dans la rue (coucou Sandra) me reprochait de ne pas avoir écrit de lettre pour son petit-déjeuner du dimanche. Je n’ai pas 100 000 abonnés et je me doute que la moitié ne lisent pas, ou seulement de temps en temps. Mais j’ai quelques fidèles (coucou maman).
Et heureusement que la langue française a tout prévu et qu’il y a un « e » à « fidèle » parce que faut dire ce qui est, il est nettement féminin mon lectorat (les gars, trois idées dans la même demi-phrase, ils sont perdus et les hommes, on aime pas être perdus)
Petit quizz (la bonne réponse est la numéro 2)
Je lui demandais si on y comprenais quelque chose à tout qu’est-ce que je racontais et Sandra (je reprécise s’il y a quand même des gars qui ont cliqué) m’a dit que oui ; qu’elle m’entendait en me lisant
Je l’ai déjà évoqué dans mon abécédaire de la mémoire, je suis plutôt partisan de l’oralité dans l’écriture des biographies. On doit faire entendre la voix du narrateur pour la faire perdurer. Alors cette remarque, je la prends comme un compliment. Pour autant, n’est-ce pas justement la limite de cette lettre du dimanche que je publie certains dimanches et pas tous les dimanches alors ceux qui sont pas d’accord c’est la même chose nom d’un petit bonhomme en mousse ?
J’essaie d’imaginer la réaction de celui qui tombe, par hasard, sur un de ces textes avec la vague idée de trouver un biographe pour lui ou pour sa mère ou pour quiconque. Va-t-il se dire que je suis capable d’associer voix et écriture ? Ou va-t-il penser que j’écris avec les pieds et que ça va pas la tête, jamais de la vie il me confie la sienne (de vie), qui plus est celle de sa mère ou de quiconque, nom d’une pipe en bois.
Je parierais bien sur la deuxième option quand même. C’est ce qu’on appelle une impasse…
PS : Pour ceux qui ont envie de me lire en français disons plus conventionnel, je poursuis ma jolie série histoire pour le Courrier des maires (dont j’ai été nommé officiellement « l’archéologue électoral », smiley qui montre les muscles, qui devient tour rouge, qu’est pas peu fier). Si certains sujets vous intéressent, n’hésitez pas à demander. Peut-être qu’un jour, j’écrirai la biographie d’un maire sortant, qui sait ?
PPS : faire entendre une voix, c’est bien. Mais l’autre enjeu d’une biographie est de repérer les petits bouts de phrases qui font mouche. Vendredi, mon narrateur du moment a utilisé une expression que je vous partage parce que je la trouve magnifique. On parlait de son ressenti au soir du 11 septembre 2001 et il a évoqué « l’insouciance de la minute d’avant ». Trop beau cette formule. Un jour, je ferai croire que c’est moi qui l’ai inventée
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